Compagnie des Steppes
L’histoire de la compagnie
La Compagnie des Steppes a été créée en 2016 à l’initiative de Samuel Cahu dans le but de mettre en scène les textes issus de son imagination, et notamment La Marche, farce existentielle et comédie d’intrigue, écrite à l’occasion d’un voyage en Mongolie. Après avoir intégré Bertrand Festas dans le processus de création, le spectacle est créé en 2019 et vivra jusqu’en 2023. Il sera joué près d’une trentaine de fois entre Paris, Montpellier, Clermont-Ferrand et des territoires ruraux dans le Cantal, en salle comme en espace public.
De cette aventure, la compagnie sortira renforcée dans ses convictions premières : écrire ses propres textes afin de pouvoir questionner la société en toute liberté, chercher la profondeur tout en privilégiant l’humour et la poésie, porter un théâtre populaire et attrayant mais aussi favorisant l’imagination et la réflexion.
En 2025, elle crée Don Chiquotte, enquête comique inspirée de Cervantès, qui, à travers une analyse et une critique de l’idéal chevaleresque et de ses valeurs (héroïsme, courage, force, justice...), explore la construction des masculinités qui façonnent les hommes et cimentent la société.
L’histoire de la compagnie avec la C3C
La compagnie a été accueillie à plusieurs reprises pour des résidences et pour la création en salle de son spectacle Don Chiquotte en 2025. Le partenariat se poursuit avec la Cour des 3 Coquins, qui l’accompagnera pour ses prochaines étapes de travail, avec l’adaptation scénique de la pièce musicale Babar de Poulenc, fin 2026, et un prochain projet de seul en scène.
Les influences et inspirations
La compagnie s’inspire de tout ce qui passe devant ses yeux. Bertrand lit beaucoup de livres, Sam regarde surtout des films et écoute du bon son !
Démarche artistique
La compagnie développe un théâtre populaire, artisanal et profondément contemporain, à la croisée du théâtre de rue et du plateau. Son univers se construit à partir de bricolage, de récupération et de détournement poétique, qui deviennent autant de moteurs dramaturgiques. Ici, la scénographie ne cherche pas l’illusion spectaculaire : elle révèle les coutures, les mécanismes, les accidents. Cette esthétique affirme une création accessible, capable de faire surgir des mondes sensibles et critiques avec peu de moyens.
Le théâtre d’ombre occupe une place essentielle dans l’écriture scénique. Il permet de jouer avec les échelles, les métamorphoses et les imaginaires intimes. Les ombres ouvrent un espace poétique où le réel bascule vers le symbolique, où l’humour peut côtoyer l’inquiétude, et où les corps deviennent parfois monstres, paysages ou fantômes de notre époque.
Les créations de la compagnie s’appuient sur des textes originaux, nourris par l’improvisation, l’espace public et l’observation du monde contemporain. Le rire, la satire et la poésie s’y mêlent constamment.
La musique traverse l’ensemble des créations comme une composante essentielle du jeu et du rythme dramaturgique. À la frontière du rap, du slam et de la poésie sonore, elle permet une parole directe, rythmée et politique.
La compagnie défend ainsi un théâtre vivant, accessible et inventif, à travers des dispositifs souples, légers, permettant d’aller à la rencontre des publics urbains ou ruraux, en salle ou en extérieur. Un théâtre où l’on rit du monde autant qu’on le questionne, où les objets racontent autant que les acteurs, et où l’artisanat scénique devient une manière de résister et de rêver.
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